Zwans Zwanze


James Ensor, een leven van een excentrieke schilder-schrijver

Ensor_Rousseau

Une grande complicité marquera leurs mascarades, déguisements et pantomimes. Ensor est aussi facétieux dans la vie que dans ses œuvres graphiques. (Jean-Jacques Simoens et Henri J. Dumont, « Une famille belge de la Belle Époque : les Hannon et les Rousseau, leur activité et leur héritage scientifique », in Les Naturalistes belges, n° 93, 2012, p.7)

(James Ensor et son ami Ernest Rousseau jr. dans les dunes en 1892)




Jacob Kats, agitator voor een betere wereld

Pierlala

Jacob Kats était bien connu de Rops, qui le lisait pendant que son père Nicolas jouait du Bach au piano: « Pendant ce temps, je feuilletais, couché à plat ventre sur le tapis, dans la lueur d'un 'quinquet', dans un gros livre plein de belles illustrations : 'Les Fables de Jacob Kats'. Et je tournais les pages bien doucement pour ne pas troubler les musiciens. […] et il jouait jusqu'à onze heures ... pendant que je m'endormais sur le vieux Jacob Kats ...» (Maurice Kunel, Félicien Rops, sa vie, son œuvre, Office de Publicité, Bruxelles, 1943, p.7)














Waarom werd België in 1830 geen republiek?

Que_veut_l_europe

Dès la plus haute antiquité, les peuples, encore plongés dans l’enfance d’une civilisation abrupte, ont senti l’impérieuse nécessité de donner aux instincts généreux des masses illettrées une organisation régulière et en harmonie avec les besoins d’une société qui, si elle ne faisait point encore pressentir la féodalité, laissait au moins entrevoir, d’une manière indirecte, l’aurore d’une époque régénératrice. Chez les Égyptiens, chez les Cophtes, les Ouistitis et généralement au sein de tous les peuples acéphales dont les institutions primaires avaient le matérialisme pour base, les idées religieuses devaient se ressentir d’un mouvement rétrograde, qui allait tout naturellement les diriger vers un but opposé où elles se confondraient avec les dogmes auxquels l’idolâtrie surannée d’un culte naissant prêtait un charme irrésistible et que des lois mal interprétées rendaient plus attrayant encore pour des hommes primitifs. […]
Voilà ce que l’Europe veut… Elle l’obtiendra si, mettant de côté tout sentiment d’individualisme et revenant à la connexité des idées hétérogènes, elle réduit ses exigences à la simple expression des besoins d’une époque qui, pour être hostile à un système qui fonctionne mécaniquement, n’en est pas moins féconde en résultats incalculables, en enseignements de la plus haute portée. (Guillaume Gensse, Que veut l'Europe!, 1848)





(Collection privée Jean et Thérèse de le Court)




Zwans, een verzet vermomd in humor

Dolphke Begroefenis

Qui l’aurait cru ? Hitler au service des victimes ! C’est cependant ce que nous annonce le grand quartier général marollien. En effet dimanche à 14 heures, le monstre nazi sera voué aux gémonies et, après des rites spéciaux dont nos lecteurs connaissent les détails, sera exposé sur le gibet d’infamie. Nul ne doute qu’il y aura foule pour assister à cette manifestation et que cette foule emplira les escarcelles qui lui seront tendues le long du cortège, au profit des prisonniers politiques. Ainsi en ont décidé les organisateurs : devant l’effigie du plus grand criminel de tous les temps, des dons seront recueillis pour adoucir le sort des rescapés de Buchenwald et autres lieux de la mort lente. Une fois de plus, le bon peuple des Marolles nous donne un témoignage de son esprit d’humour autant que de son altruisme et de son patriotisme. Dimanche, allons donc nombreux participer à la liesse populaire et donnons généreusement pour que nos prisonniers politiques y soient associés. (Le Soir, 10 juin 1945)




Louis Ghémar, fotograaf van de koning, koning van de Zwans

Musée Ghémar

Pour que rien ne manque à la folie de son tour de force et de farce, Ghémar a fait modeler des cadres symboliques, analogues aux sujets de ses toiles. Il ne manque pas de clouer des clous, de vrais et énormes clous, aux semelles des zouaves d’H. Vernet ; ailleurs il s’amuse à piquer un aviron nature, un aviron en vrai bois, au bordage d’un bateau et du « Marché aux chevaux » de Rosa Bonheur, il détache en toute saillie la tête empaillée de l’étalon, le foin aux dents. Est-il besoin de dire que les recettes de ce « Musée Ghémar » – dont, plus de vingt ans après, on parlait encore de Bruxelles à Ixelles – allaient tout droit prédestinées à une œuvre de bienfaisance. (NADAR, Quand j’étais photographe , Flammarion, Paris, 1895-1905, p. 231-232)






Manneken-Pis - Vaandeldrager van de Brusselse Zwans

Manneken-Pis

Godferdek ! Si cela continue ainsi longtemps, le plus vieux bourgeois de Bruxelles court grand risque de perdre ce titre ; il est menacé de se voir dépouillé de son habit de garde civique. Mais, sapristi ! Ce ne sera pas sans peine qu’on lui fera revêtir un uniforme de porte-sabre, ni qu’on l’affublera d’un tricorne et d’une soutane. Le jour où l’on essaierait de tenter cette transformation, je couvrirai d’opprobre les audacieux. Ainsi donc, voilà où nous en sommes : on veut me soumettre au régime de Rome et de Paris ; on veut m’ériger, ouvertement en marguillier ou en sacristain et en bravo, quand la nuit est venue. Non, non, pas d’ça Lisette ; je ris là-dessus. ( Charivari belge , 1857)